Danser pour ne pas mourir

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Ludmilla est Otzup avant d'être Chiriaeff. Née à Berlin en 1924, où ses parents se sont retrouvés après la Révolution, elle commence très tôt des cours de danse. Toutefois, sa trop grande taille lui met des bâtons dans les roues, compromettant son rêve le plus cher : elle ne deviendra jamais première danseuse. Confrontée au nazisme, la jeune femme, grâce à la danse, parvient néanmoins à survivre à la guerre, à la famine et à la Gestapo. En 1946, Ludmilla traverse en Suisse pour y ouvrir son premier studio de danse, avant de venir vivre au Québec en 1952, dotant ainsi la province d'une compagnie de ballet. Faisant venir de grands chorégraphes, elle crée pour la télévision mais aussi pour la scène; ses productions susciteront d'ailleurs la formation d'ateliers de costumes et de décors. Transformant les Ballets Chiriaeff en une compagnie – les Grands Ballets Canadiens –, elle met sur pied les Compagnons de la danse, le Jeune Ballet, l'Académie des Grands Ballets et l'École supérieure de danse du Québec. C'est aussi elle qui convainc le gouvernement du Québec d'intégrer la danse au curriculum régulier. À travers ses activités d'entrepreneure, Ludmilla Chiriaeff se mariera trois fois. Chacune de ses relations se terminera de manière dramatique, surtout la dernière, qui la laissera brisée sur le plan tant psychologique que physique. Celle pour qui la vie était mouvement se meurt.

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